Il était comment, le bureau de Jean-François Kahn ?
Non, je ne prends pas J.F.K. (vrai ancien de L’Événement
du jeudi, faux retraité de Marianne) pour un abruti — loin de là. Je
m’acquitte juste, en renvoi d'ascenseur, d’un SP (service de presse) que j’espère à développement durable.
Focus sur la pochade de Sandra Salazar et Louis Lambert, dans Marianne, soit
leur typologie des bureaux de divers puissant·e·s…
Je ne sais ce qui me vaut de pouvoir consulter le PDF de l’hebdomadaire
Marianne avant que les exemplaires parviennent aux kiosques et abonnés.
Confraternité avec les journalistes honoraires impécunieux ?
Dans ce cas,
merci à celles et ceux du Canard enchaîné (que je consultais les mardis
soirs à l’Agence centrale de presse, puis Au Tambour, rade mythique, en
loucedé) de ne pas se priver d’imiter Marianne (mon adresse figure sur
les Pages jaunes).
Je n’achète plus Marianne que dans les aéroports ou
les gares, comme auparavant, tant bien même je l’aurais consulté sur écran. Rarement
déçu. Pas du tout, cette semaine, non plus. Lecteur compulsif d’actualités, je
me serai certes passé des éclairages sur Donald Trump ou Carlos Ghosn, le bilan
d’Angela Merkel, ou sur « Ces dix entreprises qui tiennent la France »
(dont Avril, ex-Sofiprotéol).
Ou des considérations de Jacques Juillard et Gabriel
Matzneff (au fait, dans combien de titres ont-ils signé tous deux ? Même
semaine ou même mois ?). On se dispensera moins de l’entretien de Laurence
Dequay avec Antoine Bozio et Pierre Ferracci sur la réforme des retraites (dont
ils furent deux initiateurs avant de la voir « droitisée »).
Mais j’affectionne davantage le dossier sur Albert Camus, le
rappel sur l’agence Cook et le tourisme aux siècles derniers, les propos de l’historienne
Arlette Farge, entre (maints) autres — dont les pages sur les bibliothèques de
l’Institut de France.
En beaucoup plus enlevé et divertissant, ce classement de
personnalités (oui, Salazar et Lambert donnent des noms, plus d’une
demi-douzaine par catégorie), en fonction des agencements et décors de leurs
bureaux de travail (ou d’occasionnelle présence).
Nous avons donc celles et ceux à « l’encéphalogramme
plat », les mégalos, les sympas (les vrais et les prétendant l’être),
les « cœurs simples » (dont Victoire de Castellane, céki
au juste ? Copinage ?), les fous furieux (Patrick Balkany côtoie
quelques figures historiques dont Amin Dada ou Bokassa).
Ce type d’article « sociétal » est souvent, dans
la presse française, complaisant. Là, on se rapproche de l’anglaise, des
chroniques d’Orwell dans The Observer, des papiers de genre de Punch
ou du Private Eye.
Cette dernière catégorie, celle des foldingues, est un crin fourre-tout ; par exemple, le rapprochement entre Lénine et Hugh Hefner est
quelque peu tiré par les cheveux (on voit mal Lénine délaisser un coin de table
pour un lit en fer dans le cadre d’activités similaires de celles de l’éditeur
de Play Boy). Mais c’est plaisant, vachard, pas mal vu, même si sans
doute exagéré sur les bords des moquettes, et tombant parfois dans la
connivence des in the know (fauteuil Corbusier, d’ac’, mais statue Moba,
koikèce ?). Elles ou ils se reconnaîtront, pas forcément nouz’autres,
qui passons par la porte de service pour livrer caviar ou pizza au factotum
homonyme.
Au passage, « l’insoutenable vanité de l’être »
semble partagée à des échelons fort inférieurs. Pour un peu, j’illustrerai bien avec
une photo panoramique des entassements enchevêtrés de mon exigu recoin closed
space (la mezzanine est devenue inaccessible, et de toute façon pleine à
craquer ; plus moyen de se la jouer à la Hefner, ni même à la Lénine).
Il semble que Le Donald (Trump) ait plus ou moins conservé
le bureau ovale du temps de Nixon, et le décor à peine allégé d’Obama. J’en
profite pour vous laisser juger sur pièce(s) avec un papier
d’Eric Grundhauser pour Slate.fr.
Ou pour vous inciter à consulter Wikipedia (entrée « Armorial
des présidents de la République française ») ou à rechercher les ajouts d’Emmanuel
Macron au logotype de l’Élysée (une croix de Lorraine, entre autres), l’évolution
des pavillons des présidents (et chanoines, coprinces d’Andorre…).
Du coq à l’âne et tirage à la ligne : non seulement je reçois le PDF de Marianne,
mais SFR, Samsung et Orange tiennent absolument à m’offrir un portable (en
raison de points de fidélité imaginaires, de tirages au sort fallacieux…). Je préférerai
que Madame Tussauds (l’équivalent du Grévin) m’offre les cires d’Harry et de
Meghan (retirées du musée). Je revendrai les bougies sur Le Bon Coin (plus de
place dans mon bureau). Oh, là, j’écris pour Google, plus pour remercier Marianne…
But stay tuned.
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